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Pour le froid comme pour le chaud, l’isolation de nos habitations semble bien ancrée dans nos conceptions architecturales et de rénovation de l’habitation.
La colonie d’abeille sauvage ne choisit pas son lieu de vie sans raisonnements. Le tronc d’un arbre creux, une cavité dans un mur… l’orientation, la dimension de l’ouverture « d’entrée », le volume intérieur… tout est réfléchi pour la survie de l’animal durant la saison estivale comme hivernale.
Dans le cadre d’une exploitation d’abeilles – oui, oui, l’apiculteur « exploite » les abeilles ! – c’est l’Humain – l’apiculteur – qui choisit tout.
De la dimension de la « boite » à son emplacement, la colonie d’abeille s’adapte, s’en va ou périclite.
A chacun son apiculture comme à chacun sa vision de la vie.
Pour ma part, j’ai ouvert ma première ruche avec Marc Guillemin. Un ours mal léché aux premiers abords qui laisse paraitre un cœur tendre pour qui sait l’apprivoiser !
Totalement novice, je me suis laissée embarquée – après avoir bataillé pour obtenir son accord de me faire découvrir le métier d’apiculteur – sans gants, avec la tenue tout de même, dans le rucher. Dès l’ouverture du toit de la ruche je demande ce qu’est cette protection brillante qui m’éblouis. Je demande combien d’abeilles compose une colonie. Je demande pourquoi il ne met pas de fumée à la porte d’entrée… Là, l’ours me répond « regarde, sent, écoute et tait toi. »
Dans un autre article je développerai plus en détails cette rencontre avec Marc et avec l’animal qu’est la colonie d’abeille.
Je disais donc, dans la ruche, tout est organisé pour garder la chaleur en hiver et pourvoir accentuer la circulation d’air, couplée avec l’évaporation d’eau, en été. Cependant une ruche en plein soleil l’été ou en population restreinte l’hiver sera en souffrance.
Marc GUILLEMIN a mis en place un système, amovible, d’isolation des ruches afin d’optimiser la vie de la colonie pas temps chaud comme par temps froid.
Les fameuses PIHP – Partition Isolée Haute Performance – permettent de réduire l’espace interne de la ruche et ainsi de ne pas laisser la colonie chauffer un espace vide en hiver. Elles permettent également aux abeilles en été de moins souffrir de la chaleur en augmentant le pouvoir calorifuge des minces parois de bois.
La PIHP est constituée d’un cadre, sans fil, dans lequel est inséré une plaque d’extrudé entouré d’isobulle simple. Couplé avec un extrudé dans le toit, un couvre cadre d’isobulle et un autre isobulle sur le plancher… Le principe de base est posé.

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